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26-04-2008, 04:11 PM
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Réponses à de fausses accusations
Les Musulmans affrontent, de nos jours, de gros défis, parmi lesquels figurent, en premier lieu, les attaques contre leur religion, orchestrées par certains milieux religieux, médiatiques et politiques. Elles convergent, toutes, vers le même but : calomnier l'Islam. Elles visent à dresser des barrières qui empêcheront les non Musulmans, de par le monde, à connaître l'Islam, dans toute sa réalité. Ces milieux détracteurs le décrivent comme étant une religion qui unit la barbarie au paganisme, humilie la femme, tue les innocents, dévalorise la civilisation, répand l'aversion et autres fausses informations qui manquent d'objectivité scientifique et d'impartialité.
Cet essai aspire, essentiellement, à faire connaître l'Islam, il ne prétend nullement répondre à ces calomnies. Cependant, il serait de bon aloi de jeter un rapide coup d'œil sur ce qui a été dit et écrit. Ce ne sont que quelques exemples dont la règle est généralisable aux autres accusations, afin que certaines vérités jaillissent claires et transparentes. Notre espoir, ce faisant, consiste à satisfaire les personnes sages et douées de bon sens.
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26-04-2008, 04:12 PM
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L'Islam et la femme
L'Islam est accusé, faussement, selon les rumeurs divulguées contre lui, de minimiser la femme, de rabaisser sa valeur et de bafouer ses droits au profit de l'homme. Ce grief n'a aucun point de vérité. Ni les Arabes, ni les autres peuples n'ont atteint le degré de générosité que l'Islam a prescrit à l'intention de la fille d'Eve. Le deuxième calife orthodoxe, Omar ibn El-Khattâb, déclara « Je fais le serment par Allah que, durant la Djâhilyah, nous n'accordions aucune importance à la femme, jusqu'au jour où le Bienfaiteur révéla à son sujet de nobles recommandations, lui reconnaissant des droits et lui dictant des devoirs! »
De longs siècles avant la reconnaissance par certaines nations que la femme est un être humain, l'Islam proclama son humanité et son égalité avec l'homme dans le domaine religieux. Il ordonna des pre******ions propres à chaque ***e quand il y avait des différences dans leurs natures organiques, corporelles, psychiques et fonctionnelles. Le prophète déclara, concernant le caractère humains des deux : «Les femmes sont les sœurs des hommes!» Personne n'osera leur nier cette qualité, puisque tous les deux participent et, à parts égales , dans la procréation. Le Seigneur le dit : ﴾ Ô hommes! Nous vous avons créés d'un mâle et d'une femelle.﴿
Sa Magnanimité a touché la femme et l'homme. Le Créateur le certifie : ﴾Certes, Nous avons honoré la descendance d'Adam, Nous l'avons portée sur terre et sur mer; Nous leur avons procuré d'agréables nourritures, Nous leur avons donné la précellence sur la plupart de nos créatures. ﴿ Le Coran reconnaît à la femme la faculté d'apprécier les délices de la foi, l'éventualité d'accomplir les devoirs imposés et la possibilité d'effectuer toutes les dévotions. ﴾ Certes, Nous assurerons une vie agréable à tout croyant, homme ou femme, qui accomplit une bonne action car Nous rétribuerons les gens de bien d'après ce qu'ils auront accompli de mieux.﴿ Le Tout Miséricordieux insiste encore : ﴾ Le Seigneur a répondu à leur appel en disant : « En vérité, Je ne perds pas de vue l'oeuvre de celui qui fait du bien, qu'il soit homme ou femme. Les hommes et les femmes sont issus les uns des autres » ﴿
L'Islam ne considère pas la femme comme source de tous les malheurs et rejette l'accusation portée contre elle et qui lui attribue la faute du péché originel. Pour les Musulmans, Adam et son épouse sont associés, tous les deux, dans l'accomplissement du péché initial comme ils en ont subi les conséquences, tous les deux. Le Monarque nous apprend : ﴾Satan les séduisit, les fit trébucher et les fit sortir du lieu où ils séjournaient.﴿ Ils se sont repentis, tous les deux et ont bénéficié du Pardon divin, ensemble. IL précise encore : ﴾«Seigneur, dirent-ils, -Adam et Eve – nous avons agi, injustement, envers nous-mêmes. Si Tu ne nous pardonnes pas et si Tu ne nous accordes pas Ta Miséricorde, nous seront perdus.﴿ Cette égalité entre les deux géniteurs premiers se propage et se retrouve dans la responsabilité légale de leurs progénitures. Tous les deux sont égaux devant les châtiments et les récompenses causés par leurs actions durant leurs vies terrestres. Aucune différence entre eux, dans ce domaine. ﴾ Les Musulmans et les Musulmanes, les croyants et les croyantes, les orants et les orantes, les hommes véridiques et les femmes véridiques, les patients et les patientes, ceux et celles qui craignent Dieu, ceux et celles qui pratiquent la charité, ceux et celles qui jeûnent, ceux et celles qui sont chastes, ceux et celles qui invoquent fréquemment Dieu, à tous et à toutes, Dieu a réservé Son Pardon et une magnifique récompense.﴿ Le Coran a mis en garde les croyants contre le comportement des Arabes qui, durant la Djahilyah, dénigraient la femme, la considéraient comme une ignominie et s'en débarrassaient en la tuant dans sa tendre jeunesse. Dieu les accuse : ﴾ Lorsqu'on annonce à l'un d'entre eux la naissance d'une fille, son visage noircit et il suffoque de colère contenue. Il ne se montre plus aux gens, par suite du malheur annoncé, partagé entre l'idée de garder une fille venant de naître, malgré le déshonneur et celle de l'ensevelir dans la poussière. Leurs préjugés ne sont-ils pas ignobles? ﴿ Devant cette triste et injuste réalité de l'époque antérieure, le prophète ne cessa de prodiguer des conseils concernant la femme. Il a exhorté les hommes et leur a vivement recommandé : «Quiconque a été gratifié de ces filles pour en être éprouvé et qui se montre généreux avec elles, celles-ci seront, pour lui, une protection contre l'Enfer. » Il est même allé jusqu'à promettre le Paradis pour ceux qui cultivent et instruisent sérieusement les filles : «Celui qui a à sa charge deux ou trois filles, ou deux ou trois sœurs, qui les éduque correctement et tout en craignant Dieu, en ce qui les concerne, gagnera le Paradis » Dans un autre hadîth, la récompense est encore meilleure, le responsable honnête de l'éducation de la fille habitera le Paradis dans la région réservée aux prophètes et aux hommes vertueux. Il a stipulé «Quiconque prend en charge ces deux fillettes esclaves jusqu'à leur maturité, sera, le jour de la Résurrection, avec moi. » et a groupé les deux doigts de sa main pour montrer à ses auditeurs la façon d'être ensemble. L'Islam insiste et encourage les croyants à bannir, définitivement, les coutumes ancestrales inhumaines qui ne reconnaissaient aucun droit aux compagnes indispensables de l'homme, il leur demande de les respecter, de les admirer et de les estimer. «Ne détestez pas les filles car elles sont les compagnes très chères. » La dernière religion monothéiste dégage toute sa responsabilité concernant les gens qui marquent une préférence du garçon sur la fille et promet –répétons-le encore une deuxième fois - le Paradis à celui qui se montre sincèrement généreux et juste vis-à-vis de celle-ci. Le messager divin a spécifié : «Celui qui a une fille qu'il ne tue pas, ne néglige pas et ne préfère pas le garçon par rapport à elle, Dieu le fera entrer au Paradis. » L'Islam prescrit aux parents de ne rien négliger en vue de la bonne formation de la fille que cette dernière soit la sœur ou la fille, l'épouse ou la mère. Il a classé celui qui honore et respecte les droits de l'esclave parmi les personnes qui recevront une double récompense. «Dieu accordera une double récompense à un homme qui possède une esclave qu'il instruira, éduquera correctement puis qu'il affranchira et épousera. » Une fois mère, la femme sera l'objet d'un dévouement, d'une admiration et d'une affection illimités de la part de ses enfants. Ceux-ci sont tenus – les nombreux versets coraniques et hadîths le leur ordonnent - de témoigner toute la piété et toute la bonté à leurs deux parents, en particulier. Le messager de Dieu a vivement conseillé d'accorder, nettement, la plus grande considération aux droits de la mère, et en tous les cas, bien avant ceux du père. Un homme se présenta, dans la mosquée, face à l'apôtre divin et lui demanda : «Devant quelle personne je dois me comporter de la manière la meilleure? » Il lui répondit «Ta mère!» Son interlocuteur lui redemanda : «Puis qui encore?» Il lui répliqua : «Ta mère!». L'homme reprit : «Puis qui encore?» La réponse fut pareille aux deux premières : «Ta mère!» L'homme insista et interrogea une quatrième fois le prophète qui lui dit : «Ton père! »
L'épouse est l'associée de son conjoint légitime dans le domicile conjugal. Elle partage avec lui les mauvais et les bons côtés de la vie commune. L'envoyé du Seigneur n'a jamais cessé de répéter des conseils semblables et saisissant l'occasion de son unique pèlerinage, il s'adressa à quelques cent mille croyants qui effectuaient, en sa compagnie, le cinquième pilier de leur religion et leur confia : «Recommandez–vous réciproquement de bien traiter les femmes car elles sont comme des captives chez vous*.….Certes vous avez des droits sur vos femmes tout comme elles ont des droits sur vous. » Il ne s'est jamais arrêté de préconiser le respect des droits de la femme et a mis en garde l'homme de ne pas se laisser berner par sa force physique pour nuire à sa moitié et être injuste à son égard. Il a persévéré et mis l'accent, longuement, sur les droits de la femme et a dégagé sa responsabilité à l'encontre de tout transgresseur qui les viole et, ce faisant, il a pris Dieu pour témoin. «Ô mon Dieu! Je n'exhorterai jamais suffisamment au respect de deux catégories de faibles : l'orphelin et la femme. » L'épouse est une perle jalousement protégée. Elle n'est pas obligée de travailler pour s'assurer une place confortable au sein du domicile conjugal. Le travail à l'extérieur n'est point, pour elle, un devoir, il ne convient pas, d'ailleurs, à sa féminité et à sa tâche, double et combien noble : la gestion de sa famille et l'éducation de ses enfants avec le gros lot de tendresse et d'attention qu'elle déverse sur eux. Mohammed (B.S.D.L) a divulgué : «Chacun d'entre vous est pâtre et chacun de vous est responsable de son troupeau, l'homme est le pâtre de sa famille et il est responsable de son troupeau, la femme est pâtre dans le domicile conjugal et elle est responsable de son troupeau. »
La femme, en Islam, est dispensée de toutes dépenses, quelque soit sa position dans la famille : mère, épouse, sœur ou fille, esclave ou libre. Ce rôle incombe à l'homme, essentiellement, c'est lui qui doit subvenir aux besoins des siens. Sa femme, même si elle est riche ou qu'elle travaille et gagne de l'argent n'est point tenue de s'acquitter de cette fonction. Le prophète, lors de la journée de ‘Arafât et à l'intention de très nombreux pèlerins, a articulé «La nourriture et l'habillement des femmes d'une manière convenable sont à la charge des hommes. » Dieu a prescrit à ceux-ci, dans la mesure de leurs moyens, de les loger correctement : ﴾Logez les femmes répudiées, pendant leur durée d'attente, là où vous habitez vous-mêmes et selon vos moyens.﴿ IL leur a imposé de bien les traiter, même dans le cas où ils ne les aiment plus: ﴾Dans votre vie commune, comportez-vous avec elles d'une manière honnête. Si vous éprouvez de l'antipathie pour elles, il se peut que vous ayez de l'antipathie pour ce dont Dieu a fait une source de grand bien. ﴿ La compagnie bienveillante des femmes et leur traitement magnanime seront les critères qui permettront d'évaluer le bien qui entraîne l'amour du Bienfaiteur et Sa Satisfaction et vers lequel doivent concourir tous les Musulmans. Le messager a confié : « Les meilleurs d'entre vous sont les meilleurs pour leurs épouses et je suis le meilleur parmi vous pour mes conjointes. » Il a encore rappelé «Les croyants dont la foi est la plus parfaite sont ceux qui ont un bon caractère et qui sont très bons envers leurs familles. » Les relations matrimoniales sont un ensemble de droits et de devoirs qui reposent sur le principe de donner et de recevoir, réciproquement. Le Tout Glorieux a clamé : ﴾ Les femmes ont des droits équivalents à leurs devoirs, conformément à la bienséance. Mais les hommes sont à un degré au-dessus d'elles. ﴿ Ce degré de supériorité réside dans la fermeté de l'homme dans la gestion matérielle des besoins de sa famille . Cette préférence de l'homme sur la femme est relative à ses prédispositions naturelles octroyées par le Créateur en vue de lui faciliter sa mission. IL a assuré :﴾ Les hommes ont autorité sur les femmes en raison des qualités par lesquelles Dieu vous a élevés, les uns au-dessus des autres et en raison des dépenses qu'ils prélèvent sur leurs biens au profit de leurs épouses. ﴿
La journaliste britannique Rose Marie Haw a écrit : «L'Islam est généreux avec la fille d'Eve et lui a accordé tous ses droits en tant qu'être humain et en tant que femme. Les gens pensent que la femme occidentale a acquis ses droits, mais en réalité, cette dernière est dans l'incapacité de manifester toute son humanité et de jouir de tous ses droits comme son homologue musulmane. L'occidentale est, radicalement, forcée de travailler, en dehors de chez elle, pour gagner son pain quotidien. La Musulmane dispose du droit de choisir : travailler en dehors de son domicile ou rester chez elle car elle bénéficie d'un autre droit, celui d'être à la charge totale de son mari, elle et les membres de leur famille commune. La supériorité de l'homme réside en particulier dans le fait qu'il est obligé de travailler pour subvenir à toutes les nécessités de sa famille. La Musulmane joue deux rôles fondamentaux : la procréation et l'éducation des enfants mais, avec cela, l'Islam lui a donné le droit de travailler si elle le désire ou si les circonstances l'exigent d'elle. »
Certaines voix ne cessent à ce jour de crier sur les toits que l'Islam est injuste vis-à-vis de la femme puisqu'il permet à l'homme de se remarier, une seconde fois, alors que sa première conjointe vit encore avec lui dans la même demeure. Signalons d'abord, avant de produire les lois musulmanes sur la polygamie, que celle-ci n'a pas été instituée par l'Islam, pour la première fois. Bien d'autres nations et doctrines l'ont préconisée puis pratiquée. Il nous suffit de citer que l'Ancien Testament, Livres Saints des Juifs et des Chrétiens, rapporte que le prophète «Salomon eut sept cent femmes de rang princier et trois cent concubines. » La polygamie est donc légale, selon la première partie de la Bible . C'est une réalité qui a été vécue par les prophètes et leurs différentes peuplades, avant l'avènement de l'Islam. Ce dernier, en autorisant la polygamie à l'homme, lui a imposé un ensemble de conditions. Certains maris, s'ils le veulent, auront le droit de se remarier, quand leurs épouses sont atteintes d'une maladie chronique qui empêche les rapports intimes ou lorsqu'elles sont stériles. Mais n'est-il pas préférable que l'homme se remarie, garde sa première conjointe dans leur maison commune et ne la répudie pas? N'est-il pas mieux de recourir à la polygamie pour éviter à l'homme de se rendre chez les prostituées? La polygamie bannit la recherche illégale des maîtresses. Une grande partie des sociétés humaines, à travers le monde, a échangé la polygamie par le nombre élevé des amants, des deux ***es.
La population mondiale sera bientôt obligée d'adopter la polygamie si elle veut vivre dans la chasteté, dans les normes l'hygiène ***uelle, afin d'éliminer le sida. Un rapide coup d'œil sur les statistiques, en provenance de tous les pays de la planète, nous informe de la croissance vertigineuse des nombres de femmes par rapport à celui des hommes. Ce fait évident nous imposera la polygamie pour éviter le pire. Aux Etats-Unis d'Amérique le nombre des représentantes du beau ***e dépasse de quatre millions celui des mâles; dans cette conjecture, le gouvernement de ce pays et ses citoyens sont placés devant ce dilemme : avoir quatre millions de filles des rues avec toutes les conséquences qui en découlent ou bien légitimer la polygamie et placer ce surplus des femmes dans des familles où règneront l'esprit de la tolérance et l'amour de l'autre.
L'historien Gustave le Bon dans son livre {La civilisation des Arabes} a écrit pour la postérité : «La polygamie orientale est une institution excellente qui élève beaucoup le niveau moral des peuples qui la pratiquent, donne beaucoup de solidité à la famille et a pour résultat final de rendre la femme infiniment plus respectée et plus heureuse qu'en Europe.
Je ne vois pas en quoi la polygamie légale des Orientaux est inférieure à la polygamie hypocrite des Européens, alors que je vois très bien, au contraire, en quoi elle lui est supérieure.» Il continue : «La polygamie est meilleure que le fait d'avoir des amants et de changer de maîtresses, ce dernier choix fait croître le nombre d'enfants illégitimes. » La situation va dans le bon sens quand la polygamie est tolérée car l'ensemble des personnes concernées vivent dans le cadre d'une famille légitime, naturellement. Montgomery Watt dans son livre {Mohammed à Médine} a noté : «L'une des idées nouvelles du Coran consiste à faciliter à toutes les jeunes filles mûres de se marier, dans de bonnes conditions, si les Musulmans opteraient pour la polygamie. » L'Islam, en instaurant la polygamie, reste dans le cadre du réalisme. Il a limité le nombre des épouses à quatre et a contraint le mari à se conduire avec justice envers les quatre, sans marquer de préférence de l'une par rapport à l'autre. L'Omnipotent a prévenu : ﴾ Epousez deux ou trois ou quatre femmes parmi celles que vous trouvez agréables. Si vous craignez de ne pas être équitable envers elles, n'épousez qu'une femme libre ou une esclave en votre possession.﴿ Le messager de Dieu, de son côté, menaça l'époux inéquitable à l'égard de l'une de ses femmes, d'un châtiment affreux proportionnel à son injustice, le Jour de la Résurrection. Il nous a laissé ce conseil «Celui qui est marié légitimement avec deux femmes et qui marque une préférence pour l'une par rapport à l'autre, se présentera le jour de la Résurrection sans la deuxième lèvre. »
La polygamie, de point de vue de l'Islam, ne tend pas vers l'assouvissement d'un excès passager des plaisirs charnels. Elle n'est pas, non plus, un signe particulier de distinction ou de supériorité, elle est une amélioration de la réalité quotidienne. Elle résulte d'un examen, approfondi et détaillé, d'un problème social et impose à l'homme un surplus de responsabilités qu'il est astreint à assumer, honnêtement, avec toutes ses suites financières, sociales et humaines.
Nous nous demandons à la fin de ce chapitre, brièvement concis, s'il ne nous suffit pas, devant ces faux dires – pour éviter les qualificatifs blessants que les autres emploient parlant des Musulmans – de méditer la réflexion, juste et à juste valeur, du penseur français Marcel Poisar dans son livre {L'humanisme de l'Islam} : «Les pre******ions du Coran et celles de Mohammed sauvegardent les droits de la femme »
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L'Islam et le terrorisme
L'Omnipotent a envoyé à tous les hommes, sans exception, Son ultime messager à titre d'annonciateur de bonnes nouvelles et d'avertisseur contre les conséquences des mauvaises actions. IL l'a ainsi décrit : ﴾ Nous ne t'avons envoyé qu'à titre de miséricorde pour les mondes. ﴿ et a insisté sur les qualités de la magnanimité et de la miséricorde qu'IL lui a octroyées : ﴾ Un messager issu de vous est venu à vous. Ce que vous endurez lui pèse. Votre salut lui tient au cœur! Il est plein de bonté et de compassion à l'égard des croyants. ﴿ Mohammed est la Miséricorde de Dieu offerte à l'humanité entière. Son apparition est une gratification du Sage Parfait aux hommes qui ont supporté des tortures combien amères, celles-ci ayant fait gémir les sociétés humaines depuis fort longtemps. Le Créateur nous le rappelle : ﴾Rappelez-vous le bienfait que Dieu vous a accordé en unissant par l'affection, vos coeurs, pour que vous deveniez des frères, alors qu'auparavant vous étiez ennemis! Vous étiez, en effet, au bord d'un abîme infernal et IL vous a sauvés. C'est ainsi que Dieu vous montre clairement Ses signes afin que vous trouviez votre voie. ﴿IL a qualifié Son dernier Livre révélé – le Coran – de miséricorde et de moyen, moral et spirituel, de guérison : ﴾Ô hommes! Une exhortation vous est venue de votre Seigneur ainsi qu'un remède pour les maux de vos cœurs, une bonne direction et une miséricorde pour les croyants.﴿ IL a encore répété, avec insistance :﴾ Ce Coran est une source de clarté pour les hommes, une bonne direction et une miséricorde pour des gens qui croient avec certitude.﴿ La Miséricorde, entière et pleine, est une des attributs de Dieu, Son envoyé et Son Livre en sont dotés d'une partie et les croyants sont tenus de se maîtriser pour en acquérir une portion. Le Tout Miséricordieux accorde cette qualité à ceux qui en sont dignes, le prophète a annoncé : «Celui qui n'agit pas avec les gens avec miséricorde, Dieu le privera de Sa Miséricorde. » Les personnes qui se conseillent mutuellement l'application effective de ce hadîth seront les bienheureux dans l'Autre Monde. Il est affirmé dans le Livre Saint : ﴾ Ils feront partie de ceux qui ont la foi et se recommandent la patience et la sollicitude. Ceux-là sont les hommes de la droite.﴿ Le prophète pressa les croyants à œuvrer avec miséricorde dans leurs relations, entre eux, avec tous les enfants d'Adam, sans regarder leur ***e, leur nationalité, la couleur de leur peau, leurs croyances et même avec les animaux.
Abou ‘Oubaïd rapporte que du vivant de l'envoyé céleste, les Ançars –habitants de Médine l'Illuminée- avaient des liens de parenté et des liaisons de voisinage avec les deux tribus juives, les Banoû Qouraïdah et Banoû En-Nadhîr et à ces titres, ils donnaient des aumônes aux nécessiteux des deux clans. Mohammed leur conseilla de cesser cette charité jusqu'à leur conversion à l'Islam Aussitôt, le Riche Absolu mit les choses au point avec Son messager :﴾ Il ne t'incombe point de les mettre sur la bonne voie; c'est plutôt à Dieu qu'il appartient de bien diriger qui IL veut. Quelques dépenses que vous vous imposiez en œuvres pies, c'est pour vous-mêmes.﴿ Mieux encore, l'Islam recommande de traiter les prisonniers de guerre avec miséricorde. Le Compagnon, Abou Razîne, raconte : «Je me trouvais avec Soufiâne ibn Salamah quand nous rencontrâmes des prisonniers de guerre polythéistes, après la bataille décisive de Badr, il m'ordonna d'être bienveillant avec eux et de faire preuve de charité à leur égard. Et, comme pour m'inciter à lui obéir, Il me récita : ﴾ Les vertueux ont offert à manger, malgré leur dénuement, au pauvre, à l'orphelin et au captif.﴿ Un autre prisonnier de guerre mecquois mécréant, Abou ‘Azîz ibn ‘Oumaïr, confie : «J'ai entendu l'envoyé de Dieu dire à ses partisans : «Prenez bien soins des prisonniers.» Je me trouvais avec un groupe des Ançars et lorsqu'ils se mettaient à table pour manger, ils grignotaient des dattes et ils nous donnaient du pain, respectant, ainsi, l'ordre de leur maître. » Si l'Islam est une religion de la miséricorde, sur quelle source se sont appuyés certains milieux qui ne cessent de lui coller l'étiquette du terrorisme et celle de la violence? Ces adversaires interprètent, faussement, les versets coraniques qui poussent les croyants à préparer l'armement nécessaire et à s'apprêter à gagner le champ d'honneur quand les circonstances l'exigent. Leurs voies s'élèvent encore plus haut lorsqu'ils lisent les versets qui appellent les croyants au combat et au sacrifice de leurs vies pour défendre leur religion, leur patrie, leur âme et leur personne physique. La Miséricorde, selon l'Islam, n'est point une attitude d'humiliation ni une soumission au mensonge pour justifier une injustice, elle n'est point, non plus, une obéissance aveugle ni une faiblesse mais elle est le comportement du fort qui est capable de sauvegarder son droit de l'ennemi.
Bien sûr, l'Islam a, réellement, invité ses adeptes à prendre les armes mais combien est grande la différence entre la lutte armée et l'assassinat, entre le terrorisme et le fait de se défendre et de défendre son pays, ses convictions et autres acquits nationaux. Le terrorisme s'attaque au faible qui est incapable de se protéger et à l'innocent qui ne peut rien contre la frayeur et le meurtre. Tuer les personnes inoffensives, paisibles et débonnaires, personnifie le terrorisme véritable et la propagation de la dépravation sur terre. Cette lâcheté, en Islam, est considérée comme étant le plus grand des crimes et des plus inadmissibles.
L'Islam nie et ne peut accepter le terrorisme du pharaon égyptien qui a épouvanté et terrifié les enfants et les personnes faibles parmi les fils d'Israël. Il considère le haut responsable du pays du Nil comme un semeur de la corruption. Le Coran a mentionné : ﴾Le pharaon était hautain en terre d'Egypte. Il avait réparti ses habitants en clans. Cherchant à affaiblir l'un d'eux, il en égorgeait leurs garçons et épargnait leurs femmes. C'était un être malfaisant.﴿ Le Livre sacré a noté la haine de Dieu à l'encontre des gens qui répandent la dépravation. Il a été conseillé à Coré : ﴾N'emprunte point sur terre le chemin de la corruption, car Dieu n'aime pas les êtres corrupteurs.﴿ Il nous rapporte l'état des personnes qui sèment la destruction et l'avilissement sur terre, nous met en garde contre leurs actes que rejette, énergiquement, le Seigneur des mondes qui dit : ﴾Dès qu'il te tourne le dos, il parcourt la terre pour y semer le désordre et saccager sur son passage récolte et bétail et Dieu n'aime pas le sabotage.﴿ Mettre fin aux jours d'un innocent, injustement, c'est propager la déchéance. Cet acte est abject et équivaut, en Islam, à un génocide contre l'humanité entière. Dieu a décrété : ﴾Quiconque tuerait une personne non coupable d'un meurtre ou d'une dépravation sur terre, c'est comme s'il avait tué tous les êtres humains. Quiconque fait revivre une personne doit être considéré comme ayant fait revivre tout le genre humain.﴿ Le Créateur, dans plusieurs versets coraniques, a défendu d'abattre une personne, sauf à bon droit, comme dans le cas de la loi du talion, par exemple. IL a recommandé : ﴾Ne tuez pas, sans droit, votre semblable dont Dieu a rendu la vie sacrée pour vous.﴿ IL a décrit les croyants sincères : ﴾Les serviteurs de Dieu sont ceux qui n'invoquent pas d'autres divinités à côté de Dieu, qui ne tuent pas leurs semblables, sauf à bon escient, l'âme ayant été déclarée sacrée par Dieu.﴿ Celui qui exécute une personne, sans cause juste, dénature sa religion. Le prophète a dit : «Tant que le croyant n'aura pas versé de sang de façon illicite, il sera toujours dans la voie de la religion. » Le Compagnon Abdellah ibn Omar ibn El-Khattâb a exprimé une idée ****ogue en disant : «L'assassinat d'autrui, illicitement, fait partie des actes inextricables et qui sont sans issue pour celui qui les effectue. » Cette interdiction ne concerne pas, uniquement, l'assassinat du Musulman mais elle englobe tous les hommes, à l'exception de ceux qui viennent attaquer l'Islam. La menace proférée par le messager de Dieu concernant cette condamnation ne peut être plus claire. Il a fustigé ses adeptes : «Celui qui tue, sans motif valable, un allié, un Juif ou un Chrétien, sujets d'un Etat musulman qui les protège, ce meurtrier ne sentira pas l'odeur du Paradis; il en sera éloigné d'une distance égale à quarante années. » Ces citoyens non Musulmans sont paisibles et bénéficient de la promesse de Dieu et celle de Son envoyé, promesse qui leur assure leur protection, complète et totale. L'intimidation que le messager adresse, de nouveau, à ceux qui violent ce pacte est encore plus dure que la précédente : «N'oubliez jamais que le meurtrier volontaire d'un allié non Musulman qui a acquit assistance et réconfort de Dieu et de Son envoyé, ce massacreur a trahi le serment du Bienfaiteur. Il ne sentira pas l'odeur du Paradis qui sera éloignée de lui d'une distance de soixante dix automnes. » L'Islam ne se *******e pas seulement de prohiber le fait de donner la mort à ces gens-là mais il proscrit leur oppression, l'atteinte à leurs droits et la nuisance à leurs intérêts. Le jour de la résurrection, Mohammed s'affichera comme adversaire des transgresseurs de ces pre******ions et exigera d'eux les explications qui justifient leurs actes. Il a prévenu les croyants : «Le jour de la résurrection, je demanderai les comptes à quiconque opprime un confédéré ou qui s'oppose à la jouissance de ses droits ou qui lui impose une charge supérieure à ses capacités ou qui lui ravit quelque bien, sans son consentement. » L'injustice à l'égard de personnes, sans exception aucune, provoque le courroux de Dieu. Le Juge Suprême reçoit et accepte l'anathème de la victime. Le prophète le signale : «Prenez garde à l'imprécation de l'opprimé, même si ce dernier est mécréant, car entre le Seigneur et elle, il n'y a pas de voile. » L'Omnipotent s'interdit l'iniquité et l'a défendue à l'ensemble de Ses créatures. S'adressant à toute l'humanité, IL clame, dans un hadîth que le messager tenait de Celui qui l'a envoyé : «Ô Mes serviteurs, Je Me suis interdit d'être injuste et je vous ai défendu de l'être entre vous, alors ne soyez pas injustes les uns à l'égard des autres. » Puisque la persécution des animaux et la cruauté à leur égard fait entrer son auteur en Enfer, que peut-on alors dire de la partialité envers les êtres humains. L'apôtre céleste nous a laissé cette recommandation : «Une femme est entrée en Enfer pour une chatte qu'elle a attachée sans lui donner à manger et ne l'a pas libérée pour aller chercher de quoi subvenir. » L'Islam est donc la religion la plus éloignée de l'injustice, celle qui la condamne le plus et qui empêche les croyants de s'y adonner. Notons, cependant, qu'il n'y a aucun rapport, ni de près ni de loin, entre l'illégitimité et entre l'instauration de la notion islamique du djihâd – la guerre sainte – qui combat l'illégalité, lutte contre la perversion, sauvegarde la foi et assure, aux serviteurs de l'Eternel, la pratique de leurs dévotions. Arrêtons-nous un court instant pour informer le lecteur des évènements qui se sont déroulés dès l'aube de l'apparition de la nouvelle religion. La tribu de Qouraïche s'est liguée contre Mohammed (B.S.D.L), les autres tribus arabes se sont coalisées avec les Mecquois pour le faire taire à jamais, ils maltraitèrent ses adeptes, les torturèrent et les massacrèrent. Les croyants, en dépit de ces malheurs, s'armèrent de patience et s'engagèrent à respecter l'interdiction divine de ne pas riposter à leurs ennemis par l'épée et le feu. Dieu nous le rappelle :﴾ As-tu remarqué le comportement de ceux à qui il fut dit «Abstenez-vous de combattre. Accomplissez la prière et pratiquez la charité.» ﴿ Aussitôt, la perversité et l'injustice prirent de l'ampleur Après l'hégire , le Souverain Absolu ordonna aux Musulmans persécutés de se défendre : ﴾L'autorisation est accordée aux victimes d'agression de se défendre, car elles sont vraiment lésées et Dieu est omnipotent pour les secourir. Cette autorisation est donnée à ceux qui ont été expulsés, injustement, de leurs foyers pour avoir seulement dit : « Notre Seigneur est Dieu!» ﴿ Le verset est clair. Il démontre à quel degré la débauche pourra frapper les sociétés humaines - indépendamment de leurs convictions religieuses – si elles ne réagissent pas contre l'agresseur alors qu'elles sont capables de le battre, car seule la force bloque l'ennemi et garantit la paix aux hommes. IL a dit : ﴾Si Dieu ne repoussait pas certains hommes par d'autres, les ermitages seraient détruits ainsi que les synagogues, les oratoires et les mosquées où le nom de Dieu est fréquemment invoqué. Dieu soutiendra certainement ceux qui aident au triomphe de Sa Cause, car Dieu est Fort et Puissant.﴿ Le verset suivant décrit les qualités des croyants honnêtes dignes de l'aide divine : ﴾La permission de se défendre est octroyée à ceux qui, si Nous consolidions leur position sur terre, accompliraient la prière, s'acquitteraient de la Zakât, ordonneraient toute bonne action et dénonceraient toute action répréhensible. A Dieu appartient, en dernier, l'issue de toute chose. ﴿ Le Seigneur a prescrit à Son prophète et aux Compagnons de ne jamais recourir à la guerre agressive : ﴾ Combattez pour la cause de Dieu ceux qui vous combattent, mais ne dépassez pas les limites permises, car Dieu n'aime pas les transgresseurs. Tuez-les là où que vous les rencontriez et chassez-les d'où ils vous ont chassés. La subversion est pire que le meurtre. Ne les combattez pas, cependant, près de la Mosquée Sacrée, à moins qu'ils ne vous y attaquent. Dans ce cas, tuez-les. Telle sera la rétribution des mécréants. S'ils renoncent aux hostilités, Dieu usera à leur égard de clémence et de compassion. Combattez-les jusqu'à l'élimination de toute subversion et jusqu'à ce que le culte soit rendu seulement à Dieu. S'ils cessent le combat, fin doit être mise à tout déni de droit sauf à l'encontre des injustes.﴿ Si ces adversaires n'ont pas fait appel à l'emploi de la force, ils auraient évité à tout le monde les horreurs et les malheurs des conflits armés. ﴾ Si donc ces gens restent neutres à votre égard, ne vous combattent pas et, au lieu de vous attaquer, ils vous offrent la paix, Dieu ne vous permet aucun acte d'hostilité contre eux.﴿ Mais, lorsque les polythéistes déclenchèrent une guerre sans merci contre les Musulmans, Dieu ordonna à ces derniers de s'unir pour répondre aux agresseurs de la même manière : ﴾Combattez tous les polythéistes comme ils vous combattent. Sachez que Dieu est avec ceux qui Le craignent.﴿ Les gens détestent la guerre, cependant – et malgré tout – elle reste comme le bistouri indispensable au chirurgien si on recherche la santé d'un malade. L'Omniscient nous avise : ﴾Il vous est prescrit de combattre et cette pre******ion vous l'avez en aversion. Il se peut que vous détestiez ce qui est en lui-même un bien pour vous, comme il se peut que vous aimiez ce qui en lui-même est un mal pour vous. Mais Dieu sait et vous ne savez pas.﴿
Le prophète oriente les croyants en les invitant à adresser des suppliques à leur Bienfaiteur et de chercher Sa Protection en éloignant d'eux l'ennemi et de mettre fin à ses complots sans passer par les affrontements. Il a conseillé : «Ô gens ! Ne souhaitez pas la rencontre de l'ennemi et implorez Dieu de vous l’épargner. Si vous le rencontrerez, faites preuve d'endurance. » Le Tout Puissant a octroyé une grâce à Son envoyé quand IL a obligé les antagonistes de l'Islam à lever le siège de Médine l'illuminée qu'ils avaient encerclée depuis deux semaines, sans combat au corps à corps ni de martyrs. IL le lui rappelle ﴾ Dieu a fait rebrousser chemin aux mécréants, la rage au cœur, sans qu'ils aient obtenu un succès, épargnant ainsi aux croyants un combat. Dieu est Fort et Puissant ﴿Le but de la guerre, en Islam, ne réside pas dans la recherche des biens terrestres ni dans la domination de l'autre car ces deux attitudes font perdre à leur auteur les bienfaits du monde éternel : ﴾Cette dernière demeure, Nous la réservons à ceux qui ne recherchent sur terre ni honneurs ni corruption. L'heureuse issue sera dévolue à ceux qui craignent Dieu.﴿ Un bédouin est venu voir le messager divin et lui a demandé si le croyant qui combat pour le butin ou pour être cité comme héros ou pour être bien remarqué, se trouve-t-il que ce soldat est dans le Sentier de Dieu ? Son illustre interlocuteur lui apprit les vices de la guerre quand celle-ci est déclenchée pour acquérir les privilèges de ce monde éphémères, ses plaisirs et ses objectifs mesquins. Il conclut : «Celui qui lutte pour la cause sacrée de Dieu se trouve dans le sentier de son Créateur. »
Le lecteur impartial qui médite les versets coraniques et les hadîths qui traitent du djihâd, d'une part et qui d'autre part et en même temps, étudie l'Histoire de l'Islam se rendra compte, sans nul doute, que la dernière religion monothéiste a institué la guerre sainte pour sauvegarder deux nobles desseins.
Premièrement : Ces deux cibles se résument d'abord dans les faits de réduire à néant l'agression contre la religion, de permettre aux Musulmans d'en exposer les bases et les principes à autrui, sans jamais le forcer à la conversion. Dieu a prescrit : ﴾ Combattez-les jusqu'à l'élimination de toute subversion et jusqu'à ce que le culte soit rendu seulement à Dieu. S'ils cessent le combat, fin doit être mise à tout déni de droit sauf à l'encontre des injustes.﴿ Ibn Omar ibn El-Khattâb rapporte : «Nous avions appliqué effectivement ce conseil, du vivant du prophète puisque le nombre des croyants était alors très peu élevé. Les polythéistes arrêtaient le fidèle, tentaient de le dissuader d'abjurer ses convictions en le torturant ou en l'attachant avec du fil de fer. Ce supplice diminua avec la propagation de l'Islam. »
Le Musulman ne cessera de lutter pour libérer la personne, pour lui permettre de choisir et de décider, pour éliminer tout obstacle vers ces deux libertés et pour mettre fin aux suites néfastes de la subversion et de la perdition que disséminent certaines gens malintentionnées. Combattre ces dernières est un acte légitime et fondé par le Tout Clément qui nous *****e : ﴾ La subversion est pire que le meurtre. Les idolâtres ne cesseront de vous combattre tant qu'ils ne vous auront pas fait abjurer votre religion, si, toutefois, ils le peuvent. Or, ceux d'entre vous qui apostasient et meurent en état d'infidélité, ceux-là perdront le fruit de leurs œuvres en ce monde et dans le monde futur. Ils seront voués au feu et y demeureront éternellement. ﴿ Le Compagnon Rabi‘î ibn ‘Âmir a bien défini cette intention sublime au commandant des forces armées de la Perse, Rostum. Ce dernier lui avait demandé avant le déclenchement de la bataille d'El-Qâdissyah : «Pour quelles raisons êtes-vous venus nous attaquer chez nous?» Ibn ‘Âmir lui répondit : «Nous avions tenté d'entrer dans votre pays, pacifiquement, pour exposer notre religion à vos sujets mais vous nous aviez refusé cet accès. Dieu nous a envoyé, alors, chez vous pour faire renier l'adoration des hommes aux êtres humains, pour les orienter vers la vénération du Dieu Unique, pour les faire sortir de la gêne de la vie actuelle vers son aisance, pour les libérer du joug des religions païennes imposées par les polythéiste et les guider vers la justice de l'Islam. Aussi nous-a-t-IL mandaté auprès de Ses créatures avec Sa religion pour les inviter à s'y convertir. »
La foi est la plus précieuse acquisition du Musulman, la meilleure des générosités et pour laquelle il a consenti les plus gros des sacrifices. L'écrivain Peggy Raderik a été impartial et n'a point dépassé les limites de la réalité quand il a enregistré : «L'Islam accorda au messager divin la permission de déclarer la guerre sainte contre les mécréants pour stopper leurs injustices et leurs persécutions et pour enlever tout obstacle dressé devant sa mission. L'Islam ne force personne à l'adopter comme religion. Les Musulmans se *******ent d'exposer leur religion aux autres et doivent, obligatoirement, leur laisser la liberté totale de prendre la décision qu'ils jugent la meilleure pour eux. L'Islam est la religion de la paix avec Dieu et avec l'ensemble des hommes. »
Deuxièmement : Arrêter les hostilités qui visent les pays musulmans et qui bafouent leurs préceptes sacrés fondamentaux et délivrer l'homme de l'illégalité et de la répression. Dieu déteste l'iniquité et les consciences rejettent la débauche. Il est du devoir impérieux du croyant de secourir la victime, de la soulager, d'imposer le respect du droit et son accomplissement et d'établir la justice voulue par le Seigneur. Celui-ci a adressé ce reproche à une catégorie de gens : ﴾Pourquoi ne combattez-vous pas pour la cause de Dieu et surtout pour défendre les faibles parmi les hommes, les femmes et les enfants qui disent : « Seigneur! Fais-nous sortir de cette cité dont les habitants sont injustes et donne-nous un protecteur et un assistant de Ton choix.».﴿ Le prophète, de son côté, annonce la bonne nouvelle à celui qui meurt en défendant son bien, sa famille et sa religion et lui atteste : «Quiconque sera tué pour son bien, pour sa famille, pour sa personne physique ou pour sa religion est mort en martyr. » Lorsque le Musulman participe à la guerre sainte, il s'engagera à respecter un ensemble de conditions qui le distinguent, nettement, du terroriste.
1°) Il doit accepter de déposer les armes et ne pas refuser la paix quand son ennemi la lui demande conformément à ce verset : ﴾ S'ils s'inclinent à la paix, prête-toi à cette paix, toi aussi en t'en rapportant à Dieu qui entend et sait tout. S'ils veulent te tromper, Dieu te suffira, car c'est Lui qui t'a fortifié de Son Secours et de l'assistance des croyants.﴿
2°) Il lui est, formellement, interdit de tuer les civils innocents tels les vieillards, les femmes, les enfants, les domestiques, les hommes du clergé et toutes autres personnes qui n'ont pas participé à la guerre. Cette interdiction ressort d'une façon significative des hadîths du messager divin. Juste après la fin d'un affrontement armé entre les Musulmans et les mécréants, l'envoyé a vu le cadavre d'une femme, il a, aussitôt, défendu d'enrôler les femmes et les garçons dans les rangs de l'armée et de leur confier des armes . D'ailleurs, chaque fois qu'il expédiait une section de ses partisans pour punir telle ou telle tribu, il ne s'arrêtait pas de leur recommander : «Partez au nom de Dieu et selon la stratégie du messager divin. Ne tuez pas le vieillard, l'enfant, le nourrisson et la femme. Evitez l'extrémisme, ramassez vos butins, soyez vertueux et bons, Dieu aime les bienfaisants. » Le Compagnon Rabâh ibn Er-Rabî‘ relata cet incident : «Je me trouvais parmi les combattants musulmans que le prophète dirigeait. Nous vîmes un attroupement de personnes. Mohammed (B.S.D.L) demanda à l'un d'entre nous d'aller voir ce qui se passe. Le préposé revint et lui apprit qu'il s'agissait d'une femme morte lors des combats. L'apôtre, avec un ton de tristesse, murmura : «La femme ne doit pas combattre!» Il dépêcha au commandant Khâlid ibn El-Walîd qui se trouvait en tête de l'armée un autre émissaire et lui confia : «Ne tuez pas la femme ni l'auxiliaire incorporé dans l'armée qui n'a pas pris d'arme, comme le médecin, le cuisinier et autre serviteur. » Le jour de la bataille de Hounaïne, le messager divin expédia une colonne de son armée pour combattre les polythéistes. La volonté de vaincre des fidèles avait fini par les contraindre à tuer les enfants. Informé de ce forfait, leur guide s'emporta et dès leur retour à Médine l'illuminée, il les fustigea en élevant la voix. Il tonna : «Qui vous a poussé à tuer des gamins?» Ils lui répondirent : « Mais, Ô messager de Dieu, il s'agissait d'enfants des idolâtres!» Il se maîtrisa et, en bon pédagogue, il mit les points sur les I et corrigea leur fausse conception : «Vous n'avez choisi que les enfants des polythéistes. Je jure par Celui qui tient ma vie entre Ses Mains que tout être humain est, dès sa naissance, enclin vers le monothéisme. C'est plus tard et par sa propre langue que l'on saura vers quelle voie il optera! » Le prophète a recommandé aux croyants de ne pas tuer les enfants des polythéistes car ceux-ci resteront innocents jusqu'à leurs maturités et c'est à cet instant qu'ils choisiront leurs convictions religieuses. Les hommes de religion figurent parmi les personnes à ne pas tuer parce qu'ils ne collaborent pas aux agressions contre les Musulmans. Le premier khalife orthodoxe, Abou Bakr Es-Saddîq, ordonna au commandant militaire qui se préparait à regagner la Syrie avec ses hommes : «Tu trouveras là-bas des gens qui prétendent avoir consacré leurs âmes à Dieu, ne leur fais aucun mal et laisse-les vivre leurs vies comme ils l'entendent!» Ainsi, l'Islam conteste l'accusation qui le traite de terroriste. Les véritables combattants musulmans, tout le long de l'histoire du djihâd islamique, se sont engagés à se plier à certaines conditions et ne ressemblent pas à la majorité des soldats forcenés dont l'unique préoccupation consiste à tuer l'autre, impitoyablement et avec une sauvagerie sans pareille. Nous disposons de nombreux témoignages équitables qui certifient, franchement, notre affirmation. Le grand historien, W. Durant, a enregistré : «Les soldats musulmans se comportaient avec plus d'humanité que les Chrétiens. Ils respectaient la parole donnée et traitaient les vaincus et les prisonniers avec miséricorde. Ils ont rarement recouru à la barbarie comme celle exercée et entretenue par les Croisés dans Jérusalem en 1099. » Quant à Gustave Le Bon, il a consigné : « En vérité, les nations n'ont pas connu des conquérants plus miséricordieux et plus indulgents que les Arabes ni une religion plus tolérante que la leur. » Le même auteur a noté des aspects des relations de Musulmans avec des non Musulmans : «Les Arabes, en Espagne – en plus de leur indulgence immense – agissaient avec une chevalerie idéaliste. Ils secouraient les faibles, ne rabaissaient pas la valeur des vaincus, respectaient les clauses signées par les deux parties et autres qualités positives que les Chrétiens européens, tels de bons élèves, ont acquises de leur contact, récemment. » De cette manière la différence est très palpable et très grande entre la guerre sainte établie par l'Islam et les procédés terroristes utilisés, de notre temps, par certains Musulmans et par d'autres groupes qui ne professent pas cette religion. Celle-ci désavoue ces méthodes, elle les considère comme moyens de propagation de la peur et du désespoir sur terre et qui, malheureusement, lui sont collées, injustement.
Accuser l'Islam de terroriste est une calomnie et une injustice vides de toute objectivité et contraires à la réalité. Ces accusateurs sont des propagandistes malhonnêtes et démunis de sincérité. Leur encre s'est desséchée, leurs larynx se sont enroués à force d'imputer le terrorisme à l'Islam et n'ont adressé aucune parole à propos des autres religions. Les livres de ces dernières ne condamnent pas l'assassinat des femmes, des enfants, des nourrissons, mieux encore ils l'autorisent et ce forfait n'a aucun rapport avec le combat. Ainsi parle le Seigneur des soldats, le Tout Puissant : « Maintenant, va frapper donc Amalecq. Vous devez frapper d'interdit tout ce qui lui appartient. Tu ne l'épargneras point. Tu mettras tout à mort, hommes et femmes, enfants et nourrissons, bœufs et moutons, chameaux et ânes! »
Nous n'exigeons pas de ces détracteurs de blâmer les autres mais nous leur demandons de bien comprendre nos textes sacrés, de ne pas les altérer de leur ignorance et dans le cas contraire – leur incompréhension de nos textes – de s'abstenir d'écrire des méchancetés. Autrement, il serait préférable de trouver pour nous les mêmes excuses qu'ils ont trouvées pour les autres.
Nous concluons ce chapitre par l'appréciation de l'écrivain américain Andrew Paterson qui a noté : «La violence exercée au nom de l'Islam ne peut, en aucun cas, être attribuée à cette religion. C'est le contraire qui est vrai car le mot Islam signifie paix et non pas sévices et agressivité. »
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26-04-2008, 04:13 PM
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L'Islam et ses relations avec les autres
Certains milieux médiatiques ne cessent de s'accrocher à l'Islam et de l'incriminer de racisme dans ses relations avec les non Musulmans. Ils prétendent que cette dernière religion a contraint un très grand nombre de personnes à s'y convertir, qu'elle pousse ses adeptes à détester les autres et les incite à les provoquer et à les opprimer. Ces milieux ignorent l'Islam et ses pre******ions ou bien ils ont cherché, volontairement, à défigurer ses réalités et sa législation. Qu'ils s'appuient sur l'une ou sur l'autre de ces deux attitudes, il n'en reste pas moins que La Révélation transmise à Mohammed (B.S.D.L) lutte inlassablement contre le racisme. L'Histoire affirme que les fidèles, tout le long de leur immense apport civilisateur, n'ont jamais forcé, ni les peuples ni les individus, à se convertir à leur religion. Ils sont certains, absolument, que la différence des législations entre divers groupements de l'Humanité est une réalité voulue par l'Omniscient et liée à Sa Sagesse. IL l'affirme Lui-même : ﴾A chacun de vous nous avons assigné une législation et un plan à suivre. Si Dieu l'avait voulu, IL aurait fait de vous une seule communauté. S'IL ne l'a pas fait, cependant, c'est pour vous mettre à l'épreuve eu égard à ce qu'IL vous a donné. Rivalisez de vitesse vers les bonnes actions. Vous retournerez tous à Dieu.﴿ Si le Tout Clément l'avait voulu, il aurait façonné toute Sa création sur un seul modèle de Musulmans de nature, sans leur accorder les deux actes de choisir et de décider. IL l'évoque de nouveau pour nous : ﴾ Si ton Seigneur avait voulu, IL aurait fait des hommes une seule communauté. Or, ils sont en divergence continuelle, sauf ceux à qui ton Seigneur a accordé Sa Grâce.﴿ Les Musulmans comprirent que le fait d'orienter l'ensemble des hommes vers le chemin de Dieu est impossible et qu'une grande majorité d'entre eux ne croit pas. Les croyants prirent alors conscience qu'il est de leur devoir de se livrer, corps et âme, à l'explication de l'Islam aux gens, de les faire pencher vers la rectitude et de chercher les causes qui peuvent les convaincre. Le Tout Puissant a informé Ses serviteurs que leur tâche se limite à la communication uniquement et que c'est Lui qui se chargera, le jour de la Résurrection, de punir les récalcitrants. S'adressant à Son messager, il lui confie : ﴾ Ô prophète, si les mécréants se détournent de l'Islam, seule la transmission édifiante de celui-ci t'incombe.﴿ et encore clamé :﴾ S'ils se déclarent Musulmans, ils seront dans la bonne voie; s'ils s'en détournent, tu ne seras pas responsable d'eux. Seule la transmission t'incombe et Dieu voit Ses serviteurs.﴿ et a conclu : ﴾ Si ton Seigneur l'avait voulu, tous ceux qui sont sur terre croiraient en Lui, dans leur totalité. Est-ce à toi de contraindre les hommes à être croyants? ﴿
En principe, l'Islam refuse d'effacer son vis-à-vis et l'annonce avec une clarté manifeste. Dieu a décidé : ﴾ Point de contrainte en religion ﴿ et a insisté : ﴾ Dis : « La vérité émane de ton Seigneur. Croie qui le veut, mécroie qui le veut!» Aux injustes, Nous avons préparé un feu dont les flammes les cerneront.﴿ Cette religion n'accepte pas les conversions forcées pour des raisons simples et évidentes. Le converti malgré lui ne risque jamais de devenir un croyant honnête, il ne se sent pas engagé à respecter et honorer les pre******ions divines durant sa vie terrestre, d'ailleurs même s'il les observe, elles ne lui serviront à rien dans l'au-delà. Enfin, cette conversion n'est point conforme à la Sagesse et à la Volonté du Créateur.
Les historiens affirment que les Musulmans tiennent à se conformer à leurs principes religieux. Le penseur espagnol, Blasco Ibanëz (1867-1928), à écrit dans son livre {L'égarement de l'église} parlant de la conquête de l'Espagne par les Arabes : «Les Espagnols ont chaleureusement accueilli ces hommes qui sont venus du continent africain. La crise que traversait le pays a poussé les habitants à leur ouvrir leurs cités et villages, sans heurts ni hostilité. Dès qu'une petite troupe de cavaliers arabes s'approchait d'une agglomération, les portes de celle-ci s'ouvraient devant ces hommes qui n'étaient pas des soldats, au vrai sens du mot et qui étaient accueillis avec courtoisie. Les enfants de cette civilisation – arabe – ne censurèrent jamais la liberté de conscience, cette dernière étant une des bases fondamentales de la magnanimité des peuples. Ils acceptèrent dans les villes qu'ils administraient, sans problème aucun, les églises des Chrétiens et les synagogues des Juifs. La mosquée n'a eu, à aucun moment, peur de la concurrence des autres lieux de dévotion qui s'y trouvaient avant elle. Elle – la mosquée- leur a reconnu leurs droits et s'est installée dans leur proximité, sans envie et sans vouloir les dominer. »
D'autre part, l'historien anglais, Sir Thomas Arnold, a observé dans son livre {L'invitation à l'Islam} :«Depuis le premier siècle de l'hégire, les Musulmans, après leur triomphe, se sont comportés avec les Chrétiens avec une tolérance immense sans changer d'un iota leur attitude durant les siècles qui suivirent. Nous pouvons affirmer, sans risque de nous tromper que les Chrétiens qui se sont convertis à l'Islam l'ont fait après un choix judicieux et avec une liberté totale. L'existence d'une minorité des Arabes chrétiens qui vivent, à présent, au sein des sociétés musulmanes, en toute sécurité, fournit une preuve éclatante de cette tolérance. »
L'orientaliste allemande Sigrid Hunke a écrit : «Jamais, les Arabes n'ont forcé les peuples vaincus à adopter l'Islam, comme religion. Les Chrétiens, les Zoroastriens, les Juifs qui avaient subi, auparavant, des formes de fanatismes religieux, abjectes et immondes, furent, tous, autorisés, sans aucun obstacle, à pratiquer leurs dévotions. Les Musulmans ne touchèrent à aucun lieu de culte et conservèrent aux prêtres, curés et autres rabbins leurs postes. Ces cadres religieux étaient respectés et personne n'osa un jour leur nuire. N'est-ce point là le pic extrême de la tolérance? L'Histoire a- t-elle consigné des positions pareilles? Quand? »
La véritable raison de la propagation de l'Islam réside dans son indulgence et son respect des opinions et convictions d'autrui mais non pas dans sa pseudo violence. En vérité, les nations ont reconnu aux Musulmans leur générosité, leur coexistence pacifique et leur relation bienveillante, contrairement à ce que prétendent, faussement, leurs adversaires. Voici de nouveau ce que Gustave Le Bon a couché par écrit : «La force n'a jamais été la cause de la divulgation du Coran. Les Arabes ont laissé les vaincus pratiquer librement leurs religions. Si certains peuples chrétiens se sont convertis à l'Islam et qu'ils ont appris la langue arabe – pour les besoins de la dévotion – c'est parce que les Musulmans ont fait preuve de justice réelle et applicable à tous les sujets : c'était une situation que les autochtones n'avaient jamais vécue. En outre, l'Islam est d'une facilité qui étonne et attire les non Musulmans et est introuvable dans les autres religions. » Il continue : « Les historiens n'ont pas connu la mansuétude des conquérants arabes et leur humanité. Ces qualités étaient les causes authentiques de la rapide extension de l'Islam et la facilité de persuader les autres de la portée réelle de leurs croyances et de leur langue…. Dans tous les cas, les nations n’ont jamais interagit avec un peuple aussi miséricordieux et aussi tolérant que les Arabes et n'ont jamais connu une religion aussi humaine. »
L'historien W Durant partage la même conviction que Le Bon. Il a exposé : « Malgré la conduite tolérante que suivaient les premiers Musulmans ou à cause de ce comportement, une grande partie des Chrétiens, tous les zoroastriens et les païens se sont convertis à la nouvelle religion, à l'exception d'un nombre restreint. L'Islam a envahi les cœurs d'une centaine de peuples de la Chine et l'Indonésie jusqu'au Maroc et l'Andalousie, il s'empara de leur imagination, domina leur moral, façonna leur mode de vie et fit naître en eux un espoir qui allège, pour eux, les souffrances et les malheurs de ce monde. »
Cette tolérance découle des pre******ions coraniques, le croyant s'engage à la pratiquer et à l'honorer car Dieu a recommandé : ﴾ Dieu ne vous interdit pas d'être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures. Dieu aime les équitables.﴿ Deux vertus ressortent de ce verset. La jouissance de tous leurs droits à l'ensemble des personnes non musulmanes qui n'ont pas combattu les Musulmans et n'ont pas participé à leur agression.
Premièrement : agir avec bienfaisance et charité. Cette action est recommandée par le Coran, son esprit est présent dans plusieurs lois islamiques qui furent à la base de nombreuses attitudes pleines d'humanité et de compassion. Le Livre sacré enjoint les croyants à la bonne compagnie et à la visite des proches, même si les convictions religieuses des uns et des autres sont différentes. Il a, particulièrement, insisté sur les relations entre enfants et parents, même dans le cas où les seconds exigent des premiers de renier le monothéisme pour retourner au polythéisme. Cette exigence ne doit pas détourner les fils et les filles de leurs procréateurs comme le veut le verset suivant : ﴾Mais si tous les deux te forcent à M'associer ce dont tu n'as aucune connaissance, ne leur obéis pas. Cependant, reste avec eux, ici-bas d'une façon convenable. ﴿ La fille d'Abou Bakr Es-Saddîq, Esmâ' est allée voir le prophète et lui demanda : «Ma mère vient d'arriver à Médine l'illuminée, elle est venue de la Mecque l'honorée pour me voir et tu sais, ô messager d'Allah, qu'elle est encore païenne! Dois-je la voir ou lui refuser de me rendre visite?» Il lui répondit : «Reçois ta mère et sois très bonne avec elle ! » Pour bien démontrer sa charité, le Musulman est tenu de rendre visite aux malades qui ne professent pas la même religion que lui. Le prophète nous a donné l'exemple en allant voir son oncle, Abou Tâlib, sur son lit de mort et se rendit à la demeure d'un de ses voisins, malade. Le premier ne s'était pas converti et est demeuré polythéiste et le second était Juif . Concernant celui-ci, Mohammed s'était assis près de sa tête, c'était une coutume arabe qui exprimait du respect à l'intention du visité. L'envoyé du Seigneur a offert des cadeaux à certains de ses adversaires et a cédé à d'autres personnes non musulmanes des dons adoucissant les cœurs et effaçant la haine. Il a apporté à Abou Soufiâne, dans la Ville Sainte, des dattes El-‘adjwah et lui a adressé une correspondance depuis Médine l'illuminée pour essayer de le gagner à l'Islam . Il a aussi accepté des cadeaux, celui du chef suprême de l'Egypte, El-Mouqawqîsse, du roi d'Eliat et du chah de la Perse .
Sur le plan social, il a répondu positivement à une Juive, Zaïnab bint El-Hârith, qui l'avait invité à manger avec la famille de celle-ci un méchoui dans la ville de Khaïbar . Une réponse similaire fut adressée à autre Juif qui l'avait prié de partager avec lui une galette de blé et une sauce au goût agréable et à l'odeur, fétide.
Deuxièmement :
La seconde vertu qui ressort à partir du verset d'El-Moumtahinah c'est la justice. Elle est l'une des qualités morales que l'Islam tient à protéger et à graver, définitivement, dans les esprits des croyants, car elle sauvegarde les bonnes traditions. Elle représente un objectif facile à concrétiser car les Musulmans qui connaissaient, comme tout le monde, la fraternité au sein d'une même famille, en ont établi un autre genre plus fort que l'ancienne. Cette nouvelle fraternité se fonde sur la religion et donc sur la générosité et la miséricorde.
Cependant, la sincérité de l'amitié apparaît lorsque les convictions religieuses des amis sont différentes et que leurs intérêts sont opposés. Aussi l'Islam prône-t-il la justice entre tous les hommes en insistant, particulièrement, de ne pas la négliger à l'égard des gens qui vivent sous l'ombre de l'Etat musulman et qui peuvent être accusés à tort, à cause de la dissemblance et de la peur. Dieu a ordonné : ﴾Ô croyants soyez stricts dans vos devoirs envers Dieu, en témoins de l'équité! Que la haine d'un peuple ne vous incite point à user d'injustice! Soyez justes car cela est très près de la véritable piété. Craignez Dieu, car Dieu est parfaitement au courant de vos actes.﴿
Le docteur N. Luka a écrit : «Je ne vois pas une législation plus apte à inviter à l'application de la justice et à lutter contre le fanatisme et le fait de causer des dommages à autrui que celle qui recommande : ﴾ Que la haine pour un peuple ne vous incite point à être injustes! Pratiquez l'équité : cela est très près de la véritable piété.﴿ Existe-t-il un homme, au vrai sens du mot, qui veut, après cette information, ennoblir son âme mais qui ne fait pas sien ce principe ou qui pratique une religion qui manque de noblesse et de droiture? »
Les preuves de la justice des Musulmans vis-à-vis de leurs administrés non Musulmans bénéficiant de l'assurance de leurs personnes et de leurs biens sont nombreuses. L'Etat les leur garantit. Citons, à titre d'exemple, le litige entre un Juif et entre le quatrième khalife orthodoxe, Ali ibn Abî Tâlib à propos d'une cuirasse que ce dernier avait perdue et qu'il a retrouvée chez le Juif en question. Ibn Abî Tâlib déposa une plainte auprès du juge Chouraïh El-Qâdhî. Après l'audition des deux intéressés, le magistrat trancha l'affaire en faveur du Juif. Celui-ci déclara : «J'affirme que c'est là la sentence des prophètes! L'émir des croyants me traduit devant le juge qu'il a lui-même nommé et qui dépend de son autorité puis le fonctionnaire me donne raison au dépend de son chef suprême. Je témoigne qu'il n'y a d'autre dieu qu'Allah et je témoigne que Mohammed est Son Messager. La cuirasse est, effectivement, à toi, ô émir des croyants. J'avais suivi ton armée avec laquelle tu te dirigeais vers Saffîne quand ta cuirasse est tombée de ta monture au pelage gris cendré.» Ali lui répondit : «Je te l'offre puisque tu reconnais la vérité et que tu viens de te convertir à l'Islam. » Pour fai | |